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Le propylène glycol est il dangereux pour la santé ?

lundi 8 juillet 2013, par Sophie

Les débats sur la toxicité du propylène glycol quant à son utilisation dans les e-liquides des cigarettes électroniques font rage. Voilà pourquoi il s’avère primordial d’apporter un peu d’éclairage sur le sujet. Ces quelques lignes exposent les faits et études relatifs au propylène glycol déjà entreprises, Elles visent à orienter les réflexions et éliminer les fausses idées, positives ou négatives. Les conclusions sont laissées à l’appréciation de tout un chacun.

Quel rôle joue le propylène glycol dans les e-cigarettes ?

Le propylène glycol est utilisé comme composant de certaines e-liquides pour sa capacité à s’évaporer à une température relativement faible (par rapport à l’eau). Effectivement, sa pression de vapeur est seulement de 20°C à 10,6Pa. Pour les e-cigarettes, c’est un principe actif qui permet la simulation de la fumée d’une cigarette classique par de la vapeur (50°C à 60°C dans les conditions de l’atomiseur). Il permet aussi la conservation de la cartouche d’e-cigarette en empêchant son contenu de sécher.

Le propylène glycol, ses nombreuses utilisations
Le propylène glycol, dihydroxypropane, méthyl propylène glycol ou propanediol-1,2 désigne l’additif E1520 du standard international du Codex Alimentarius. Ce composé artificiel est doté de nombreuses propriétés : humectant, mouillant, agent de dispersion, agent de glaçage, etc. En Europe, son autorisation est conditionnée, surtout dans l’alimentation biologique. Il s’utilise quotidiennement comme hydratant dans les dentifrices et le tabac, ou encore solvant dans les colorants « dits alimentaires » et les arômes. Les produits pharmaceutiques, orales et injectables, mais encore les produits de soins et cosmétiques en contiennent également. Citons respectivement le diazépam, les soins capillaires et les shampooings. On en retrouve aussi dans les brumes artificielles dans l’industrie du spectacle, ou les radiateurs des ailes d’un avion.

Etat des lieux des études toxicologiques du propylène glycol
Selon les études de nombreux organismes de santé publique tels l’INRS ou la FDA faites sur des sujets animaux, son inhalation ou son ingestion ne présentent que de très faibles risques pour la santé humaine. La fiche toxicologique de l’INRS indique alors qu’une exposition au propylène glycol à une dose supérieure à celle relevée en milieu professionnel provoquerait des irritations cutanées et muqueuses. Il est peu toxique en cas d’exposition prolongée et répétée, et aucune recherche n’a révélé de preuve de risques de cancer, de mutation ou de problèmes de reproduction du propylène glycol chez l’homme.

Selon le principe de précaution, il est tout à fait compréhensible que chacun veuille vérifier par eux-mêmes ces informations. Pour ce faire, la meilleure chose à faire est de s’assurer de la source d’information consultée. Voici donc des liens pointant vers quelques documents officiels sur le propylène glycol :

Fiche ISC
Fiche INRS (France)